Le 5 août 1984, les spectateurs du Coliseum de Los Angeles ont pu assister à un spectacle à la fois malsain et captivant. La "mise à mort" auto-proclamée de la Suisse Gabriela Andersen-Scheiss, prisonnière de sa volonté de terminer à tout prix le premier marathon olympique de l'histoire du sport féminin, et cela malgré une terrible défaillance qui lui valut d'ailleurs d'être évacuée sitôt franchie la ligne d'arrivée. Comme d'habitude, chaleur et déshydratation furent les deux grands responsables de son agonie. Le péril est vieux comme le monde. Jamais en manque d'inspiration, les coureurs de fond l'ont d'ailleurs surnommé "l'homme au marteau".
Auteur : Docteur Jean-Pierre de Mondenard
Magazine : Sport et vie n° 2 HS Page : 18-22
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